vendredi 9 octobre 2015

ATREIDES, Ghanima (10208-10516).


ATREIDES, Ghanima (10208-10516).

     La sœur jumelle de Leto II, dans les mémoires comme « Notre-Dame et Mère Ghanima ». A partir des matériaux trouvés à Dar-es-Balat, nous avons maintenant la preuve que Ghanima est plus qu'une légende, après avoir vécu pendant trois cents ans dans l’Imperium son frère. Tandis qu'elle était officiellement sa femme, les comptes rendus et mémoires montrent qu'elle n’était sa femme que le nom. Sa fonction principale dans l'empire de Leto était de commencer un programme d'élevage qui réunirait des Maisons choisies par Leto : Atréides, Corrino, Harkonnen, Fenring et Liet Kynes, Maisons choisies pour leurs caractéristiques génétiques. Il y a toujours eu quelques questions sur qui engendra cette nouvelle lignée familiale (les descriptions légendaires de l'empereur-Dieu ne donnent aucune indication sur sa capacité à se reproduire et les contes populaires de ses prouesses sexuelles, avec les descriptions de son appareil sexuel, sont difficiles à croire — une dent spéciale, en effet). Les documents récemment découverts montrent que bien que Ghanima fut l’épouse de Leto, mais elle s’était accouplée à Farad ' n Corrino (Harq al-Ada) et dont elle porta dix enfants.

     Parmi les nombreux documents traitant de Ghanima, Le Livre de Ghanima est celui qui révéle le plus de détails intimes de sa vie quotidienne. De récentes analyses linguistiques et philologiques indiquent qu'un Volume des Mémoires enregistrés par Leto le fut avec la voix de Ghanima. Elle raconte son enfance dans le Sietch Tabr avec Stilgar le Naib et Harah qui leurs servaient de parents de substitution. Pendant ce temps elle et Leto partageaient leurs environnements interne et externe, ne vivant pas seulement pour eux-mêmes mais en tant qu'extensions de leurs vrais parents, Muad'Dib (Paul Atréides) et Chani Liet Kynes, un jeu de « possession » qui avait fini par devenir difficilement contrôlable. C'est au cours de ces possessions que Ghanima avait établi le lien avec sa mère qui allait devenir si importante pour son bien-être. Bien que les enfants fussent étiquetés comme des « abominations » par le Bene Gesserit, et bien que Ghanima ait eu peur de la possession par l'une de ses vies-mémoires, elle conserva la maîtrise de sa propre personnalité, toute sa vie. Dans son rapport à la Communauté des Sœurs, Dame Jessica dit que ce contrôle fut établi par Ghanima à travers « un état de constante répression hypnotique qui a été induite sous contrainte et qui peut être manipulé à volonté par Ghanima par l'intercession de son ancêtre bénigne, sa mère, qui dirige le mohalata qui protège Ghanima. »

     Dans sa vie ultérieure, Ghanima travailla activement avec ses voix intérieures, produisant La longue histoire du Bene Gesserit, Le Livre des Voix, ainsi que l'annexe, une collection de chansons et poèmes de différentes voix tout au long de l'histoire. Au cours de ce travail, Ghanima découvrit l'identité de son arrière-grand-mère paternelle — Gaius Helen Mohiam — bien que des découvertes récentes montrent que l'information fut supprimée, sans doute par Leto II, pour des raisons politiques ou personnelles. À l'instigation de Harq al-Ada elle prit contacte avec des philosophes de son passé et, pendant qu'il travaillait avec les hommes, elle écrivit un aperçu complet des femmes philosophes, Les femmes qui connaissaient le bien. Plus tard dans sa vie, elle produisit également ses Commentaires aux voix, des réactions analytiques incisives à l’aperçu historique qu’elle avait mis au point au cours de ses enquêtes initiales. Certaines poésies inclus dans ce travail semblent être les siennes propres.

     Après une enfance tumultueuse qui comprenait des tentatives d'assassinat sur les jumeaux, enlèvements, menaces de possession et de l'oblitération chaque fois qu'elle était en désaccord avec sa tante Alia, Ghanima s'installe dans ce que certains historiens appellent « une existence adulte relativement normale. »

     Après son mariage, avec son frère, elle reprit ses études sous la tutelle de Harq al-Ada, le scribe Atréides et ancien prince Corrino qui était destiné à être son compagnon affectueux. De lui, elle apprit les disciplines universitaires (négligées par Alia et Irulan dans leurs instructions) et découvrit  son amour de l'histoire et de la philosophie, des arts et des sciences qui la soutinrent tout au long de sa vie. Plus tard elle et al-Ada devinrent des mécènes pour les plus grands artistes de l'Imperium, poètes, musiciens, dramaturges et artistes, établissant une renaissance dans la culture de l'empire de Leto. En 10278, ils se familiarisèrent avec l’œuvre de Harq al-Harba et pour les trente années qui suivirent leur servi de mécènes. Ghanima appréciait particulièrement ses comédies, tandis qu'al-Ada le conseillait pour ses récits historiques, et Leto finalement le déclara « Lauréat des dramaturges » pour l'Imperium. Apparemment bien qu'al-Harba appréciait l'aide et la compagnie de la famille royale, il ne se sentait pas à sa place à la Cour, et refusa la suite que lui offrit Ghanima. Il lui permit d'assister aux répétitions et même parfois il laissait les enfants royaux faire de la figuration pour leur plus grand plaisir de jouer. Mais al-Harba était juste l'une des nombreuses personnes créatives soutenues par le trio royal.

     Pour les aristocrates, Ghanima et al-Ada vécurent une vie familiale inhabituelle — ils passèrent énormément de temps avec leurs enfants. Leto participait fréquemment à des évènements familiaux, bien que sa transformation continue, il trouva de plus en plus difficile d'être avec des petits enfants qui ne pouvaient s’empêcher de le toucher. Finalement Leto dû se retirer et séparer ses quartiers d'habitation, mais la famille conserva un grand hall de rassemblement où Leto pouvait se joindre à eux. Malgré leur amour l’un pour l'autre, Ghanima et al-Ada avaient des appartements séparés, reliés à la Bibliothèque et les salles de travail et séparés par la garderie et la salle de classe, par les salons et les salles à manger. La décision d'avoir des chambres séparées résultait de leurs de leurs origines très différentes. Ghanima se sentait plus à l'aise dans des quartiers qui ressemble au sietch de son enfance, alors qu'al-Ada était plus à l'aise parmi les antiquités de sa jeunesse. Comme le dit Ghanima dans ses mémoires, « pauvre Farad’n qui devient claustrophobe parmi mes tapis et oreillers — et l'encens qui le fait éternuer, dit-il. Pour ma part, je pense que ses vieux meubles en bois et en verre, hérissés d’ornements sont froids et stériles, on se croirait dans un musée. Grâce au ciel nous avons la serre de grand-mère pour nos « soirées ». Il ne trouve certainement rien à redire aux chandelles et aux coussins là-dedans ! » Ghanima avait également insisté pour qu’Irulan ait des quartiers d'habitation distinctes de ceux de la famille, et qu'elle reste hors de la salle de travail de Ghanima et des salles de classe des enfants. Elle rejoignait la famille pour les dîners et souvent accompagnait le groupe pour les pique-niques au Sietch Tabr.

     Sans doute à cause du fait que ni Ghanima ni al-Ada n’avaient vécu des enfances sûr, ils furent  amenés à élaborer un cadre familial étroit dans lequel leurs enfants pourraient s'épanouir. L'aînée des enfants, Trebor, était le plus grand plaisir de ses parents et de Leto. Un chérubin roux, il semblait accompagner son père partout, jusque dans l'intimité de la bibliothèque d’al-Ada. Ghanima se souvint que « nous ne pouvions pas croire que nous avions réussit à faire ce petit garçon adorable, mon chéri. Après l'intense enfance (ou plutôt l'absence de véritable enfance) que j’ai eu, je voyais son existence enjouée comme idyllique. Farad’n et moi l’avons probablement trop gâté cet enfant — nous avons eu bien plus de temps à lui donner que nous ne l'avons fait pour les autres enfants qui ont suivi — mais à ce jour je vois encore son visage rayonnant comme ses petites jambes potelées se précipités pour faire face à grandes enjambées de son père. » Par la suite les autres garçons sont nés, Lliwis, Regor, Tisamène et Boris ; mais Trebor restait le préféré de Leto, devenant le premier intendant dans la longue lignée des intendants Atréides pour servir  l'Empereur-Dieu.

     Les trois premières filles, Eleanor, Hélène et Elaine, étaient nés pendant la période où Ghanima travaillait avec les voix du passé immédiat. (Des années plus tard, quand elle avait découvert l'identité de son arrière-grand-mère paternelle, Ghanima réalisa ce qui avait inspiré leurs noms.) Jeunne, l’avant dernier enfant de la famille, fut nommé d’après la sœur d'al-Ada, et le dernier enfant, Noree, fut nommé à cause d’un personnage qui hantait les rêves d'al-Ada dans l'espoir de "l’exorciser" de ses nuits. Tous les enfants furent formés dans les disciplines académiques et en contrôle prana-bindu. Les garçons reçurent formation à l'épée et au couteau, en attaque et en défense tandis que les filles furent formées à la manière du Bene Gesserit, à « l’Art Etrange » du combat au corps à corps.

     Cette insistance sur les arts martiaux ne semblait pas à sa place dans le Royaume Pacifique de Leto, mais Ghanima et al-Ada craignaient les tentatives d'assassinat et voulaient que les enfants soient prêts à se défendre. Pour équilibrer leur entraînement martial, les enfants perfectionnaient aussi leurs talents artistiques et Ghanima note avec plaisir les soirées musicales et théâtrales en famille. Elle persuada même Harq al-Harba d’écrire une mascarade que la famille jouait en privé pour la Cour, chaque personne était fière de jouer son propre rôle. Leto représentait, judicieusement, la voix de Dieu. Malheureusement le texte de cette mascarade ne fut pas conservé, et les spécialistes d’al-Harba affirment que l'histoire est simplement apocryphe. Bien que Ghanima ait entretenu une relation d'amour avec tous ses enfants, sa compagne la plus fréquente était Elaine. Des preuves récentes confirment la théorie selon laquelle le tome deux de l'ouvrage de Ghanima est de la voix d'Elaine, et d'elle, nous obtenons un portrait de Ghanima à l’âge mûr :

 

Mère était toujours mince et musclée, ne se laissant jamais devenir, comme les Fremen disaient : gonflée d’eau. Ses cheveux crépus, roux enroulés autour de son front, toujours un peu relâchés et jamais soigneusement en place comme les rouleaux et les belles boucles de tante Irulan. Le regard bleu, apaisnt et raisonnable de mère inspirait respect et confiance instantanés et dégageait une chaleureuse dignité, à la différence des yeux verts, froid et distants d’Irulan et ses manières aristocratiques. Oncle Leto dit que ma mère est plus Liet-Kynes que les Atréides, mais je ne sais pas ce que cela signifie. Il semblait dire cela comme un compliment. Pour moi, elle sera toujours la plus belle femme du monde — sa beauté venant autant de sa bonté et de sa sagesse que de son joli visage parsemé de tâches de rousseur.

 

     La seule autre femme de la famille à qui Ghanima faisait confiance, outre Elaine, semble avoir été sa mère Chani, même si sa mère était « morte » depuis des années. Après une période initiale de conflit quand Ghanima était jeune et que la persona-Chani en Ghanima voulait toujours être avec Muad'Dib, les deux femmes avaient ensuite formé une coalition de soutien qui dura toute la vie de Ghanima. Ghanima avait aimé Harah, sa mère de substitution, mais Alia les sépara quand Ghanima avait trois, jalouse de leur relation. Jessica, sa grand-mère, était un personnage plutôt distant que Ghanima voyait rarement. Le respect et l’affection de Farad pour Jessica contribua à renforcer la relation de Ghanima avec sa grand-mère, mais Jessica avait passé la plupart de ses vieux jours sur Caladan. Ainsi, Alia et Irulan avaient rivalisé pour le contrôle de la jeune Ghanima. Ghanima était à la fois terrifiée et empathique vis-à-vis d’Alia, elle la voyait comme un miroir de l'âme possédée qu’elle pourrait facilement devenir. Bien que le reste de la famille refusa de parler d’Alia après que son eau ait été répandue sur le sable, Ghanima parla à ses enfants de leur tante pour leur montrer les problèmes et la douleur d'être humain et en même temps en contact avec son passé.

     Irulan présentait un problème plus compliqué pour Ghanima. La femme n'était pas seulement l'épouse officielle de son grand-père, elle était également la tutrice des jumeaux et essayait à sa manière de leur montrer de affection. Mais lorsque Ghanima commença à parler avec sa mère, elle elle comprit vite le rôle qu’Irulan avait joué dans la mort de Chani. Ghanima se méfiait également du Bene Gesserit, de ses liens avec Irulan et d’autres liens avec les auteurs du complot d’assassinat de Wensicia Corrino. Après que Ghanima se soit promise à al-Ada, sa relation avec Irulan devint encore plus complexe, al-Ada semblait avoir eu peu d'affection pour sa tante. Même si elle était restée amicale avec Irulan depuis une vingtaine années supplémentaires, Ghanima ne permettait pas à la sœur du Bene Gesserit d’éduquer les enfants, encouragent plutôt Irulan dans ses travaux littéraires. La rupture entre elle survînt quand Ghanima eu connaissance de la tentative d’Irulan pour séduire Trebor âgé de seize ans, un jeune beau mais plutôt innocent. Cette action d’Irulan fit perdre son sang-froid à Ghanima:

 

J’ai finalement dû parler d’Irulan à Farad'n. Elle doit être en train de devenir sénile! Elle vient de traverser l'une de ses périodes de rajeunissement violents et elle semble déterminée, à son âge, à perdre finalement sa virginité. Eh bien, elle ne va pas contaminer le pauvre Trebor ! Et je ne vais pas voir mon premier petit-enfant sortir du ventre de la femme de mon père. Même, elle devrait voir comment elle est ridicule (et elle cette garce ne peut certainement pas blâmer son Ordre pour cette folie). Farad'n et moi avons pris des dispositions pour qu’elle ait une nouvelle suite -  de l'autre côté des appartements de Leto (elle ne le dérangera certainement pas). Farad'n, qui semble s’adoucir avec l’âge, l’a également fait nommé directrice des Archives Atréides – cela devrait satisfaire ses désirs de créativité. Elle peut multiplier les quelques autres histoires pour des idiots au sujet de son "bien-aimé" Muad'Dib – qui ne voulait pas rester dans une chambre privée avec elle pendant plus de cinq minutes. Elle semble déterminée à ce que chaque enfant de l’Imperium connaisse les histoires du pauvre Paul. Et ses merveilleuses Conférences sur la stratégie du Jihad de Muad'Dib n’en finisse pas de faire rire le vieux Tyek. J’ai habituellement plus de compréhension pour ses frustrations et ses fantasmes, et je vais probablement faire preuve de compassion à nouveau une fois que je serais plus calme. Elle doit simplement laisser les enfants tranquilles !

 

     Lorsqu’Irulan se retira sur Wallach IX en 10249, en prenant non seulement sa propre bibliothèque, mais en plus la plupart des Archives des Atréides avec elle, Ghanima et al-Ada furent soulagés.

     Même si ses enfants avaient beaucoup monopolisé son attention, ses relations compliquées avec Leto et al-Ada prenaient une grande partie de son temps. Avec al-Ada elle partageait les enfants, leurs travaux mutuels et une relation très satisfaisante comme amis et amants. Mais avec Leto elle partageait une relation unique. Dans ses Mémoires, les termes de Leto pour décrire leur relation est « une toile intemporelle d’intimité » qui durerait aussi longtemps que la conscience de Leto habiterait son corps. Ghanima se souvint des heures passées, enfants, à essayer de maîtriser leurs écrasantes capacités et leur sort génial :

Je n’ai jamais envié la position de Leto au pouvoir. Ce pouvoir s’accompagnait de tellement d’agonie, de douleur, et l'anéantissement complet de son corps humain fondamental. Comme nous en avons parlé, nuit après nuit, je compris qu'il aurait à faire le sacrifice. Je me sentais si faible, lâche, mais la pensée de cette monstruosité me dépassait, et je dû me porter volontaire pour perpétuer la lignée plutôt que pour diriger. Leto m'aimait et ne m’aurait jamais fait de mal mais je pense avoir lu de la pitié dans ses yeux.

Le Sentier d’Or était le seul moyen de préserver l'humanité, d’éliminer « l’Abomination » et « la possession » mais le choix fut si difficile, et il souffre toujours. Je m’inquiète de plus en plus de son attachement à ce vieux Harum. Chani dit qu'il est l'un des esprits bienveillants, mais Leto est de plus en plus dépendant de lui, plus que de Père. Seul Farad'n semble comprendre pourquoi je m’inquiète tant pour Leto.

 

     Pendant les premières années de sa transformation, Ghanima était la seule personne qui pouvait donner l'amour et de la compassion dont Leto il avait désespérément besoin, la seule qui pouvait comprendre alors qu’il perdait peu à peu les sensations de son corps humain et également sa capacité à communiquer des émotions par le toucher. Comme quand ils étaient jeunes, Ghanima passa de nombreuses nuits assise avec lui dans sa tour. Dans le tome deux du Livre de Ghanima, Elaine raconte avoir vu sa mère et Leto : "Tous les deux étaient assis comme des statues dans l'obscurité, et parlaient tranquillement dans leur langue secrète. Au matin mère était émotionnellement épuisée. Elle essayait de me faire comprendre ce qu'il en était d’être Leto, désormais incapable de la toucher ou d’être touché à cause de sa peau si sensible. Le toucher est si important. C’est certainement pour cela qu’elle et mon père restaient assis ensemble pendant des heures, comme de jeunes amants ». Ghanima exprima ses sentiments au sujet de ses deux « hommes » dans un poème trouvé dans les Commentaires à la voix :

 

Amour éternel - deux fois l’ai-je eu.

Le premier était un navire solide

À travers les marées du temps –

La seconde, une fleur de la passion fragile

Dont l'essence ne meurt jamais.

Les deux dorés - précieux,

L’un apportant la richesse à l'autre.

Entre les deux, je dérive

Amour éternel repose dans le souvenir.

 

     Lorsque Ghanima décida finalement de rejoindre ses ancêtres, c’était parce qu'elle était fatiguée de vivre:

 

Farad'n avait disparu depuis si longtemps, et les enfants des enfants eurent des enfants à leur tour. Leto me veut encore avec lui, mais nous semblons avoir de moins en moins de choses à nous dire. Je crois toujours en son Sentier d’Or - c'est la seule bonne voix, mais est devenu si froid à propos de tout cela. Parfois, c’est presque comme si mon Leto avait disparu, remplacé par une entité, que je ne connais pas vraiment. Il me parle de foi, mais parfois tout ce que j’entends c’est son ambition. Tant de morts semblent être au centre de ses plans - être un dieu vivant doit vous changer. Maintenant, je sais ce que mon cher Farad'n voulait dire quand il disait être fatigué. Le monde autour de moi est devenu la création de Leto, et je ne suis plus une partie nécessaire. Je vais maintenant découvrir ce que ma mère sait déjà, ce que l'on ressent à être immergé dans la conscience de quelqu'un d'autre. Cette partie est un peu effrayante, mais ce sera mieux que ma vie actuelle.

 

     À sa mort, Leto déclara une période de deuil Imperial, et depuis l'urne contenant son eau, il fit sortir la voix des Atréides, montrant ainsi la multitude et sa divinité. Mais ses derniers mots à la fin du troisième volume du Livre de Ghanima montrent son amour et sa nostalgie pour Ghanima :

 

Ma sœur / femme Ghani - mon autre âme - la fraîcheur, que je n’ai jamais pu avoir, parce que j’ai toujours été trop vieux – comme tes visites quotidiennes vont me manquer. Sans toi ici à côté de moi, je n’ai que peu de choses pour me rappeler notre jeunesse quand j’étais vraiment humain. Comme ce nouveau corps se resserre autour de moi, les émotions que tu maintenais en vie en moi commencent à se faner. Tu seras toujours une partie de moi - nous allons vivre ensemble dans une proximité que jamais deux autres êtres n’ont pu ressentir - mais je me languis d’un regard de ces yeux bleus intenses dans ton tendre et doux visage. Dormez bien, ma bien-aimée.

 



Autres références :

  • Harq al-Ada;
  • Corrino, Irulan;
  • Gwenemera, Apturos, Vie de famille de l'Empereur-Dieu (Tleilax; Mentat);
  • Ghanima, Atréides, Commentaires des voix Rakis Réf. Cat. 37-BG132;
  • Ghanima, Elaine, et Leto Atréides, Le Livre de Ghanima, Rakis Réf. Cat. 13-A-700;
  • Leto, Atréides II, Mémoires, vol. ill;
  • Bene Gesserit Rapports spéciaux, Dossier n°. A: G 20368-20375;
  • Lors, Karden, Vérité et fantaisie dans l'Histoire Orale (Yorba: Rose).
     

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