lundi 2 novembre 2015

Axolotl, cuve



Axolotl, cuve
  La réalisation la plus essentielle des tleilaxu, développée sous une forme rudimentaire, longtemps avant que le Tleilax ne fut découvert par la Guilde, durant la période où le Tleilax fabriquait génétiquement des formes de vies inférieures – thralls, thirgoya et tharaxu – afin de constituer les « serviteurs » de leur ordre social complexe. Les cuves axolotl étaient donc le résultat d’une longue histoire de recherches et de développements génétiques, dans laquelle les plus basses classes sociales servaient de cobayes aux expériences.
  La technologie axolotl ne se limitait pas à la « cuve » elle-même, laquelle n’était guère plus qu’un utérus artificiel. Elles constituaient les réservoirs des produits finaux et accueillaient un large éventail d’activités centrées sur la recombinaison de l’ADN. Une fois l’expérience retirée de la solution axolotl, les résultats étaient testés. La nature de la solution et celle de la cuve dépendaient du produit à créer. Toute la technologie devint de plus en plus raffinée et sophistiquée, au fur et à mesure que la curiosité des tleilaxu et les demandes de l’Empire augmentaient.
  Au début, des produits comme les serfs et les thirgoya s’étaient avérés difficiles à produire. Plus tard, après l’avènement de la Guilde, les tleilaxu rassemblèrent leurs connaissances expérimentales pour découvrir et explorer ce que l’on appela La Librairie Clé de Voute de l’ADN (LCVA), la clé du mécanisme de base et le fonctionnement de la double hélice fondamentale. Naturellement, la manipulation de la LCVA nécessita le développement de technologies de pointe, représentant des percées que les sociétés pré-butlériennes avaient simultanément rêvé et craint. Par la suite, ce fut une simple formalité pour le Bene Tleilax que d’explorer le potentiel de la double hélice par la recombinaison et la manipulation.
 Le développement des trois classes inférieures de la société tleilaxu – thrall, thirgoya et tharaxu – pourrait être considéré comme un jeu d’enfant, comparé à ce que le Bene Tleilax accomplit plus tard. Après la découverte de la LCVA, les tleilaxu furent mit à l’épreuve par la Guilde : la manipulation de la LCVA pourrait-elle produire une race supérieure de timoniers et de navigateurs dotés d’une capacité accrue pour la trance d’épice ?
  La recombinaison de l’EDN produisit des guildiens qui étaient transférés directement de la cuve axolotl à la chambre de prescience remplie d’un liquide enrichi en oxygène et en mélange à l’état gazeux. Les membres de la furent produits avec des branchies comme les poissons, mais en plus des poumons, pour les aider à respirer. Le mélange oxygène-mélange dans la chambre de prescience était extrêmement dense, les guildiens furent alors dotés de mains palmées, semblables à celles des grenouilles, afin de maintenir leur équilibre. Le résultat fut à la fois efficace et grotesque.
  En société technocratique, le Bene Tleilax organisa ses manipulations génétiques en départements de produits. L’un portait sur les mentats tordus, un pour la Guilde, un pour les substituts sexuels, un pour la technologie religieuse, un pour les gholas, un pour les danseurs-visages et un pour les archétypes tleilaxu et leur kwisatz haderach. Ces multiples départements, et d’autres non cités, se chevauchaient, partageaient des connaissances et des techniques, chacun étant représenté, finalement, au Kehl du Bene Tleilax, le conseil suprême.
 La cuve axolotl elle-même, est donc importante, plus en termes symboliques que technologiques. Des utérus artificiels avaient déjà été créés auparavant. Des humains avaient déjà été élevés dans des solutions nutritives depuis longtemps. La cuve n’était donc pas une invention tleilaxu, mais personne n’avait jamais développé l’ingénierie génétique avec autant de raffinement que l’ont fait les tleilaxu. Pour le meilleur ou pour le pire, la Librairie Clé de Voute de l’ADN semble avoir été perdue durant la Dispersion.

Autres références :
-          Tleilaxu ;
-          Opérations de la Guilde Spatiale ;
-          Itiina Grezharee, Tleilaxu produits et plans dans l’Imperium Atréides, (Chusuk : Salréjina) ;
-          TL Hen, « Recombinaison de recherche dans la tradition du Tleilax », Journal de biologie humaniste 17 :812-831.

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