mardi 19 avril 2016

Harkonnen, La Maison


Harkonnen, La Maison

  Successivement Colonels Bashar des Sardaukar, Ducs d'Eluzai, Empereurs de l'univers connu, Comtes de Hirtius, seigneurs Tupelo, Ducs Chamizai, Barons de Saugus, siridars-Comtes de Touro, Barons de Plynimon et Siridar-Barons d’Arrakis ; les titres matrilinéaires incluent seigneurs Rabban, Comtes de Lankiveil, Barons Rautha, seigneurs Feyd et seigneurs Montilla. Les Harkonnens revendiquent leur  descendance du comte Palaigo Corrino, grand-père de Sheuset I, fondateur et premier souverain de l'empire ; selon leurs traditions, le père de Sheuset, le Comte Costin, était un demi-frère de Harkonnen Obeshev, le première Harkonnen mentionné dans les documents historiques ; cette revendication n'a, cependant, pas été prouvée. Certains historiens prétendent qu’Obeshev était en fait le fils d'un éboueur qui avait séduit l’une des filles ou sœurs de Costin. Les Harkonnens font encore valoir une ascendance commune avec les Corrino par les Palaiologoi, la dernière Maison régnante  de l'Empire Byzantin, via le plus jeune frère de Constantin XI, Thomas Palaiologos. Enfin, grâce à l'épouse de Harkonnen Obeshev, Lisia Pozzo di Borgo, cette famille prétend descendre de Kiril' Romanov, cousin de Nikolai II, dernier tsar de Russie et héritier du trône vacant.

  Comme pour beaucoup de Grandes Maisons, la fortune des Harkonnen connu de nombreux hauts et bas au cours des siècles. Le fils d’Obeshev, Abulurd Harkonnen, un colonel Bashar dans les Sardaukar, reçut le commandement de l'une des cinq flottes qui constituaient la force principale de Sheuset I à la bataille clé de Corrin, en 88 av.G. Quand il apparut que la bataille tournait en défaveur de Sheuset, Harkonnen retira sa flotte pour la poster en arrière-garde, en attendant le résultat ; seule l'intervention opportune de Demetrios Atréides donna l'impulsion qui permit à Sheuset de l’emporter, aboutissant à la création de l'empire. A cause des relations étroites de Harkonnen avec la famille royale, il ne fut pas exécuté ; cependant, lui et sa famille furent bannis indéfiniment de l'Imperium. Abulurd Harkonnen tint Demetrios Atréides pour responsable de sa disgrâce, et jura vengeance pour lui et pour sa Maison.

  Le demi-frère d’Abulurd, Ivan Harkonnen, fut épargné de la honte de la famille par le biais d’un acte de courage désintéressé qu’il fit en donnant sa vie pour sauver ceux qu'il commandait ; son fils, Nikolai Harkonnen, fut fait Duc d'Eluzai en 82 av.G. et reçu plusieurs monopoles lucratifs sur le vin. Descendant de Nikolai, Saudir Harkonnen, usurpa le trône du régent Henli al-Qair en  388, devenant Saudir III ; il fut lui-même renversé et assassiné lors d’une révolte de palais par le Sardaukar qui sauva l'ex-empereur aveugle, Wallach I, de sa cellule de prison et le rétabli à son ancien poste. La famille de Saudir fut massacrée par les gardes déchaînés, qui violèrent et étranglèrent sa veuve, battirent trois de ses enfants contre les murs de sa chambre et allèrent même jusqu’à tuer ses oiseaux de compagnie. Saudir avait fait le descendant d’Abulurd, Yevgeny Harkonnen, Comte de Hirtius, le réintégrant ainsi dans l'espace civilisé, et en lui donnant une petite propriété sur la planète Powys, dans le secteur de Mandalay. Yevgeny retourna la faveur en abritant  Saudir II des troupes lancées à sa recherche et en l’élevant comme l'un de ses fils. Le jeune Saudir eut sa revanche dans 445, quand il organisa une révolte des Sardaukar des provinces et prit le trône dans une brève bataille qui destitua et exila Sheuset II. Saudir IV, comme il fut désormais appelé, gouverna six brèves années avant de succomber à une morsure de singe qui s’était infectée. Il ne se maria jamais, et le Duché d'Eluzai s’éteignit à sa mort.

  Pendant des siècles, par la suite, les Harkonnen, alors qu’ils n’étaient pas officiellement déshonorés, remplirent le rôle d'hommes  d'affaires et de châtelains planétaires et restèrent hors de la politique impériale. Le Comte Abulurd III fut déchu de son titre lorsqu'il refusa de soutenir les aspirations impériales du Régent Harmon II al-Qair en 601 ; il le regagna deux ans plus tard, quand Audrii I s’empara du trône, mais fut disgrâcié une seconde fois lorsque son fils, Iosif Harkonnen, fut découvert dans un  lit avec le fils de l'empereur. Les Harkonnen furent rétrogradés à leur titre de moindre importance, seigneurs Tupelo et furent tenus de payer une importante amende au Trésor Impérial. Le Seigneur Aleksandr IV Harkonnen (règne : 966-1029) pris en charge les ambitions de son demi-cousin, Feyd al-Feyd, en manigançant son élection au trône en 1027 ; Feyd retourné la faveur en exécutant  Aleksandr en 1029, et en plaçant son jeune  fils, le comte Vladimir II, dans une famille d'accueil. Vladimir fut élevé sans connaitre les antécédents de son père ; quand Feyd II fut assassiné par ses officiers en 1099, le nouvel empereur, Josif I de la lignée Alman Corrino, publia un édit rétablissant tous les titres perdus, terres et propriétés à leurs propriétaires d'origine avant l'accession de Feyd I ; lorsque les familles avait cessé d'exister, les terres revenaient à la Couronne et de nouveaux titres de noblesse et de propriétés  étaient distribués aux partisans de Josif. Vladimir Harkonnen devint le Duc de Chamizai.

  C’est à cette époque que l’adhésion des Harkonnens aux Grandes Maisons fut, pour la première fois, proposée ; la famille Harkonnen avait toujours été entreprenante, se spécialisant dans le commerce de biens, l’offre de mercenaires et le secteur d’activité des luxes exotiques pour le bienêtre. Traduire leurs actifs en pouvoirs, nécessitait  l’acceptation politique de leur famille comme faisant partie de l'élite. Vladimir Harkonnen persuada la Comte Ernst von Wikkheiser de parrainer une résolution au Landsraad proposant les Harkonnens comme une Maison avec droit de vote ; la requête échoua à un petit nombre de voix après que les Atréides s’y soient opposés.

  À la mort de l'empereur Henoor en 1604 sans héritiers immédiats, le Duc Abulurd VI tenta  de s'emparer du pouvoir lui-même, en soudoyant le commandant des Sardaukar, le colonel Bashar Nadab Nadar, pour instituer un « projet » populaire des Harkonnen sur les autres successeurs possibles et potentiels parmi les cousins Corrino. Abulurd réussit à  acheter le soutien des Grandes Maisons pauvres, mais aussi plusieurs des autres prétendants ;  la guerre civile semblait certaine, avec une possible dislocation de l'empire, jusqu'à ce que le Comte Philippos Atreides persuade une session extraordinaire du Landsraad que du temps était nécessaire pour régler les diverses prétentions des héritiers, et qu'une Régence contrôlée par le Landsraad serait le moyen approprié pour permettre de régler les revendications opposées. Abulurd déplaça ses objections de l'Assemblée à sa flotte, postée en attente et qui était sur le point d'attaquer le site de la réunion du Landsraad, lorsque l'Atréides le défia en un kanly. Abulurd accepta le défi, et la rencontre se  déroula devant les Maisons assemblés, avec l'Imperium en jeu. L’Harkonnen fut défait après un duel qui dura plus d'une heure, le Landsraad présenta alors un décret de confiscation pendant que le corps d’Abulurd se vidait de son sang sur l'estrade d'honneur ; les Harkonnens furent dépouillés de leurs titres et possessions et exilés de nouveau. Beaucoup de membres de la famille furent  tués dans le kanly et dans les défis provenant des autres Grandes Maisons ; tous les enfants d’Abulurd furent tués de cette façon avant qu'ils aient pu s'enfuir, tout comme beaucoup de ses frères, cousins et cousines ; un de ses petits-fils, Iraklii Harkonnen, vendit plusieurs de ses bijoux précieux avant qu'ils puissent être confisqués, utilisa l'argent pour acheter le passage sur un vaisseau vers les planètes de la bordure et il acheta un déguisement et un nouveau nom, puis il établit une entreprise de vente d'armes aux mondes frontaliers.

  « Rak Kharn, » comme il s'appelait lui-même, constata très vite qu'il pouvait vendre plus d'armes là où les armes étaient activement utilisées ; au lieu d’investir dans la publicité, comme les autres hommes d'affaires aurait pu le faire, il utilisa une partie de son capital pour fomenter des désobéissances civiles, des révoltes, de petites guerres civiles, des troubles politiques, des vengeances et des pogroms religieux. Les résultats furent étonnants ; Iraklii découvrit qu'il pouvait augmenter ses profits en vendant une arme avancée à une faction, négocier des informations sur cette arme aux espions de l'autre faction, puis se débarrasser  de l'arme chez les ennemis du premier groupe. Avec de telles manigances, il devint un homme riche et déterminé à rétablir l'honneur de sa famille. Il utilisa son talent pour créer le chaos à l'échelle interplanétaire, il créa tellement de troubles que la Régent Maria Mustami, fut contrainte de démissionner de son poste en 1680 ; son successeur, Damiano Fulgencio, lui emboîta le pas dans les deux semaines qui suivirent, laissant le Landsraad dans la situation malheureuse d'avoir une Régence sans aucun régent. Pendant l'interrègne qui s'ensuivit, le seul gouvernement qui exista au niveau de l'Imperium était un Comité de Grandes Maisons approximativement organisé.

  Iraklii dénicha un lointain héritier Corrino, Prince Corrin bin Alman bin Henoor et se fit le promoteur de la restauration des Corrino comme une solution aux maux de l'Imperium. Cet espoir solitaire au milieu du chaos semblait une solution divine dans les rangs pressés des Grandes Maisons, et ils élurent le prétendant Empereur Corrin IV en 1701. Un des premiers actes de Corrin fut d'introduire le nom des Harkonnen au rang des Grandes Maisons, nommant Iraklii Baron Saugus, dans le secteur de Colton et en pressant le Landsraad pour confirmer ses actions, ce qu'ils firent en 1717.

 

Les Harkonnen remarquables au cours des siècles et des millénaires qui suivirent sont :

 

  • Baron Vasilii IV, qui affirma avoir eut une vision de Dieu au cours de l'année 1988 et fonda l'église Islambahai, parfois appelée la Dernière Eglise du Christ ;
     
  • Siridar-Comte Konstantin II, qui renonça à son titre en 2444, renonça à toutes ses possessions et devint un ermite sur la planète désertique d’Arrakis. Il retourna à son domicile un an plus tard, prétendant avoir été trompé lorsqu'il avait signé son abdication et poursuivit son fils, le Siridar-Comte Pavel VIII, pour la restitution de ses terres et titres, mais ce dernier refusa. Le Landsraad, en tant que Cour de dernier ressort,  décida finalement de diviser les possessions et les fit conjointement Siridar-Comtes, seule exemple de ce genre dans l’histoire impériale ;
     
  • Siridar-comte Aleksei Harkonnen, assassiné par son épouse en 2829 quand il la quitta pour l'un de ses cuisiniers mâles ;
     
  • Baron Pimen Harkonnen-Rabban, qui utilisa sa fortune pour monter de gigantesques reconstitutions d'anciens combats de gladiateurs où hommes et bêtes s’affrontaient jusqu’à la mort. Il fut finalement jeté dans l'arène par sa femme et son fils quand il menaça de les déshériter et fut tué par l'un des gladiateurs avant que ses gardes aient pu intervenir ;
     
  • Siridar-Comte Petr III, qui était hanté par la peur de sa propre mort, et qui fit usage de drogues artificielles et de moyens mécaniques interdits pour  conserver son corps desséché pendant quatre cents ans, finalement il mourut au cours d'une orgie lorsque ses faibles tremblements délogèrent accidentellement un de ses tubes vitaux ;
     
  • Baron Stepan Harkonnen-Montilla, qui, lorsqu'il omit de se porter volontaire pour représenter l'empereur dans un kanly, il fut condamné à être la cible lors du combat ;
     
  • Dame Irina Harkonnen-Lankiveil, l'une des rares scientifiques de la lignée Harkonnen, qui découvrit le moyen de rendre le tabac inoffensif ;
     
  • Le Seigneur Andrei Harkonnen, héritier du Comté de Harkonnen Touro, un célèbre joueur de cheops, auteur de sonnets, amant et beau-parleur, dont l’élégance et les manières raffinées firent de lui la coqueluche de la haute société  impériale et un sujet de jalousie pour l'empereur Destrym. L’assassinat ignoble d’Andrei par des tueurs à gages de Destrym créa un tel tollé parmi les Grandes Maisons, et la population en général, que Destrym fut déposé et exécuté par le Landsraad ; et le troisième protectorat fut mis en place pour garder les prétendant royaux loin du trône ;
     
  • Le frère d’Andrei, le Siridar-Comte Dmitrii Harkonnen IV et le fils de Dmitrii, Vsevelod II et fils de Vsevelod, Sviatopolk, tous étaient connus pour leur implication dans les institutions caritatives et les bonnes œuvres, traits peu typiques des Harkonnens.
     
  • Le Baron Vladimir Harkonnen XIX, dont la querelle avec les Atréides est si habilement relatée dans les chroniques officielles d'Harq de cette période, était le 228e chef de la Maison Harkonnen avant son assassinat en 10193 par Alia Atréides, sa petite-fille. Le successeur de Vladimir, Feyd-Rautha II, ne régna que quelques minutes avant sa mort dans un kanly contre l'Empereur Paul I. Ensuite, le titre Harkonnen aurait dû échoir au frère aîné de Feyd-Rautha, le Comte Glossu Rabban, mais comme le père de Glossu, Abulurd, renonça à ses droits sur  le titre Harkonnen en acceptant le comté de Lankiveil, l’Empereur Paul I décréta que le titre serait transmis à la fille du Baron, Dame Jessica Atréides et lorsqu’elle-même renonça aussi au titre, il fut transmis à l’héritier suivant, c’est-à-dire lui-même et donc subsumé au trône. Les Comtes Harkonnen-Rabban, généralement connus sous la seule appellation de Comtes Rabban, survécurent comme Maison Mineure pendant encore plusieurs siècles durant le règne de Leto II, mais perdirent progressivement leur statut noble, tout comme les autres Maisons Mineures. Aucune mention du nom de Rabban n'apparaît dans les registres locaux  après l'année 10884. R.R.                                                                                                 
     
    Autres références :
  • Harkonnen, Gunseng ;
  • Harkonnen, Vladimir ;
  • Rezhinaud Sagi, Le diable et la profonde mer bleue : mes années dans la Maison Harkonnen, TR. Leewi Stiin (Giedi Prime : Trammel) ;
  • Marya von Wikkheiser, La Maison Harkonnen, tr. Arazrii Pezh, Etudes de l’histoire Atréides 76 (Paseo: institution de la Culture des Galacto-Fremen) ;
  • Le travail moderne standard est la peur de mon pouvoir, de Klevanz D. Kiinar, Respectez mon nom : dix mille ans des Harkonnen (Giedi Prime : Trammel) :

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