jeudi 11 août 2016

Mahdi



Mahdi
  Originaire de la Terre, le terme « Mahdi » - celui qui nous conduira au paradis – est un concept dont on ne sait pas s’il a pu se produire à plusieurs reprises parmi les peuples qui souffraient d’une oppression extraterrestre sur leur propre sol. Quelques exemples d’zspoir d’un Mahdi intervinrent bien avant la venue de Paul Muad’Dib sur Arrakis (Rakis). Même les documents de la Princesse Irulan restent fragmentaires et certains chapitres de la Bible Catholique Orange indiquent que la puissance de l’imagerie messianique était ressentie dans les conceptions religieuses les plus anciennes. L’espoir d’un Mahdi, dans les textes, semblait souvent combiner le spirituel et des éléments belliqueux. De toute évidence, toute dureté de l’existence semblait favoriser une mentalité utopique qui cherchait à son tour une solution globale aux circonstances inévitables. Pour que cette solution émerge, il fallait une figure solitaire aux proportions héroïques pour assurer le commandement absolu.
  Une recherche socio-historique interplanétaire comparative avait produit un important corpus de données mathématique fondées sur le point crucial de la transformation au cours de laquelle un peuple devait aspirer à la « reddition du mahdi », il fut même suggéré que les anciennes Bene Gesserit avaient pu utiliser une partie de la première bourse d’études dans ce domaine, pour développer leur « Missionaria Protectiva », mais ce concept fut démenti dans littérature. Un ouvrage, désormais classique, de Kreber, Le système social du Bene Gesserit (Diana : Trevis), suggère qu’elles opéraient dans les premiers millénaires, sans utiliser de matière scientifique.
  Des preuves solides indiquent que l’espoir d’un mahdi avait affecté plusieurs planètes dans l’ancien Imperium, outre Arrakis. Une autre affaire pour laquelle il existe des connaissances fragmentaires, celle de Siego, un univers de montagnes avec une population modeste mais féroce, qui connaissait une forte espérance pour un mahdi, après des générations d’assujettissement aux règles infâmes d’un fief Harkonnen. Le résultat de la lutte meurtrière est peu connu, mais le zèle des siegans sous le commandement de leur mahdi Ogur, reste légendaire.
  Les fremen de Dune, avant l’arrivée de la Maison Atréides, étaient menés par le rêve de Paradis écologique de Liet Kynes, et par l’idée de celui qui les mènerait vers un tel paradis. Les conditions sociales externes étaient mûres pour accepter un vrai Mahdi. L’oppression Harkonnen, notamment avec Rabban La Bête, avait endurci la chair et la volonté des fremen. La personnalité des fremen avait également fourni un terrain fertile pour l’acceptation de celui qui aurait un don spécial. La forte discipline qui consistait à obéir à l’autorité légitime avait été inculquée profondément dans la personnalité des fremen. Le déplacement des alliances traditionnelles, de l’autorité des naibs à celle du mahdi, bien que complexe, pouvait se faire dans le régime de la psychologie sociale fremen.
  Lorsqu’en fait, Paul Muad’Dib se fit connaître comme le Mahdi, bien qu’il quitta cette étiquette plus tard, il ne cherchait qu’à avoir l’ascendant dont il avait besoin pour délivrer le peuple. Il semble qu’il ait rencontré moins de résistance que ce qu’il avait prévu. Le cadeau de Paul, comme la prophétie soigneusement mise en avant, avait permit d’obtenir l’approbation des naibs. Il fit en sorte que l’autonomie de base des sietchs soit préservée. Non seulement il garantissait que les naibs garderaient leur rôle, mais il empêchait les perturbations des modèles socio-culturels existants dans chaque sietchs. Ainsi, Paul utilisa subtilement cette attente d’un messie pour s’établir dans une position qui faisait de lui l’autorité de commandement spirituelle et militaire des fremen, tout en conservant les forces existantes su peuple. M.O.

Autres références :
-          Komplar Kreber, Le système social du Bene Gesserit, (Diana : Trevis) ;
-          Chal Hardolau, Religion sous-entendue : la guerre des montagnes de Siego (Salusa Secundus : Kiski).

mardi 9 août 2016

Luyseyal, Révérende Mère Marcus Claire (13699-137??)


Luyseyal, Révérende Mère Marcus Claire (13699-137??)

  Une tête légendaire du Bene Gesserit. Apparemment, la Révérende Mère Marcus Claire Luyseyal avait visité la Cour de Leto II, elle servait d’assistante aux ambassadrices. Le matériel nouvellement traduit des journaux de Leto II, montre que la jeune Révérende Mère Luyseyal fut l’une des membres de la dernière délégation Bene Gesserit  qui se rendit auprès de l’Empereur-Dieu, elle servait d’assistante à la Révérende Mère Tertius Eileen Anteac, une expérience qu’elle désigna plus tard comme « une leçon d’humilité ». Pour plus de clarté, les Bene Gesserit publièrent une partie des dossiers privés de Luyseyal, parmi lesquels la transcription de ses mémoires, ainsi que les rapports de la Communauté des Sœurs.

  Apparemment, Luyseyal était fière d’être ce que l’on appelait le « type Jessica », une descendante génétique de Dame Jessica Atréides. Comme on peut le voir sur un simulego inclus dans les archives du Bene Gesserit, Luyseyal apparaît mince, de taille moyenne, avec un visage ovale, des cheveux roux et or et des yeux verts intelligents. La structure de la voix, dans le film minimic, enregistre un contralto irrésistible, soutenant la tradition qu’elle était un maître de la Voix. En effet, sa reconnaissance précoce qu’elle était une enfant prodige comme Diseuse de Vérité, plus sa beauté souvent reconnue, l’amena, à la fin de sa vie, à reconnaitre que sa « fierté » était sa plus grande faiblesse. Mais son enfance était ce qui aurait pu faire la fierté de n’importe quelle sœur. Enfant d’une Mater Felicissima, Luyseyal fut élevée  dans les quartiers privés de sa mère, dans la Maison du Chapitre sur Wallach IX. Dès sa naissance, elle fut la mascotte de la sororité, brillante, belle, une charmante enfant qui jouissait d’une liberté dans les salles du Chapitre et qui avait aussi quelques moments (très peu) de discipline imposée. A trois ans, elle montra une extrême sensibilité et une empathie évidente qui la menèrent à une formation de Diseuse de Vérité, exceptionnelle dès l’âge de 9 ans. A cause de sa position à l’intérieur de la Sororité et de ses propres talents, Luyseyal ne fut pas forcée de se soumettre à une formation stricte, comme celle imposée aux autres postulantes. Elle maîtrisa les exercices prana-bindu mais accorda peu d’attention aux exercices d’analyse et de compréhension intellectuelles qui étaient attendus des acolytes. Au lieu de cela, elle devint une Diseuses de Vérité à part entière à 15 ans, et une Révérende Mère à 18 ans, la plus jeune que le Bene Gesserit ait connu.

  Ses victoires faciles n’améliorèrent pas ses dispositions, et même son statut « d’enfant favorite » ne pu pas cacher le fait qu’elle était en train de devenir une adulte dominatrice. Sa mère, la Mater Felicissima Catallius Marcia Luyseyal, l’affecta auprès de la Révérende Mère Tertius Eileen Anteac comme assistante, dans l’espoir Que la femme, connue tant par ses capacités d’analyse que par son esprit acéré, serait un modèle utile pour la jeune diseuse de vérité. Cependant, le seul moment qu’elles passèrent ensemble fut lors de la mission su Arrakis, et apparemment Luyseyal n’apprécia pas Anteac, elle le fit beaucoup plus tard. Ses journaux mentionnent qu’elle pensait qu’Anteac était trop vieille pour être efficace, et qu’elle fut surprise que Leto montre une préférence pour la femme plus âgée. Elle fut aussi surprise que sa tentative assassinat s’avère aussi déplacée. Quelques années plus tard, elle reconnut que sa confrontation avec Leto et son travail avec Anteac avaient façonnés son avenir. « C’était la première fois que quelqu’un était en désaccord avec moi ou me trouvait inefficace.  C’est un moment qui m’obligea à revoir mes propres valeurs », écrivit-elle plus tard.

  Evidemment, cette remise en question conduisit Luyseyal à une autodiscipline ultérieure et à son éventuelle capacité à employer pleinement ses pouvoirs dans l’espionnage et le commandement, au cours des années tumultueuses qui suivirent la mort de l’Empereur-Dieu. Certaines restructurations de l’Ordre, suggérées par Luyseyal, permirent son maintien au cours des années de la Grande famine et de la Dispersion. Dans son travail de chef de file de l’Ordre, la sororité la soutint en la nommant à l’université de Marduck IX. La chaire Claire, d’érudition empathique, reste son hommage le plus durable. J.A.L.

dimanche 7 août 2016

Licallo, Taiazor (12191-12277)


Licallo, Taiazor (12191-12277)

  La première figure dans le domaine de la musique durant le Second Empire. Presque tous les compositeurs et les musiciens qui suivirent, furent influencés par son travail. Il écrivit dans toutes les formes musicales importantes de son temps, et les porta tous ces à leur plus haut niveau. Ce faisant, il poursuit une tradition familiale de performance musicale qui durait  depuis sept générations.

  Licallo raconta l'histoire de son ancêtre Veit Licallo, un commerçant de métier, qui commença à jouer de son Cithéron (un précurseur de la balisette et du cistre) en rythme au son du bazar sur lequel son petit magasin faisait face. "Et voilà comment la musique est entré dans notre famille", écrivit Taiazor[1].

  Les Licallos formaient une famille très unie, et dans leur province d'origine sur la planète
Chusuk, des membres qui avaient occupé successivement le poste de musicien de cour à Lectis Maxima, le siège de la Basilius Dilowa, et qui servirent comme chefs de chœur dans les églises de Dilowa et Gegen pendant deux cents ans. Quand l’un démissionnait ou est mourait, il était remplacé par un autre membre de la famille. Lors de la naissance de Taiazor en 12191, le nom de Licallo était déjà devenu synonyme de « musicien » dans la plupart des dialectes planétaires. On trouve des documents à Dilovan faisant référence à « une bande de musiciens ou Licallos ... »[2]. Selon le premier biographe de Licallo, Mian Tebery, la famille tenait des réunions annuelles au cours desquelles « ils s'amuser en chantant des chœurs et des chansons traditionnelles » (dont le contenu était souvent méchant, ce qui montrait leur sens de l'humour), ils furent tous chantés, de telle sorte que plusieurs parties improvisées formaient  une sorte « d'harmonie ensemble »[3].

  En tant que garçon, Taiazor apprit à jouer de la balisette, des pipes à doigts et du carillon à cloches, alors que son grand oncle, le vénérable Filip Licallo, avait commencé sur un organum. Pour Taiazor, son jeu musical et ses cours classiques, quand il alla vivre avec son demi-frère, Dion Licallo, après qu’il soit devenu orphelin à l’âge de 10 ans. Quand il eut 15 ans, Taiazor commença à subvenir à ses propres besoins comme organiste d’école au collège St Gregorica à Gegen. Ici, il avança dans son étude théorique des chorales, la composition et la technique du clavier qu’il avait étudié sous la tutelle de Linan Mobh (né en 12165 sur Chusuk ; mort en 12259). A 18 ans, il quitta le collège et trouva un emploi d’organiste et de directeur de la chorale dans le village voisin de Shaobela, mais le jeune Taiazor découvrit que le fait d’être seulement un peu plus âgé que ses choristes ne lui permettait pas de maintenir l’ordre. Les dossiers de Shaobela font mention d’une querelle publique entre Taiazor et l’un de ses ténors, il l’attaqua avec un bâton. Les jeunes gens furent séparés avant que le sang ne coule, mais lors de l’audience, le garçon témoigna qu’il avait agi après une provocation extrême : Licallo avait critiqué son chant lors d’un passage particulièrement difficile d’une liturgie pour St Genesius, en utilisant l’insulte mortelle « zipelfagotisti », un mot aussi difficile à traduire qu’à prononcer.

  L’incident était caractéristique de la personnalité de Licallo : il passa la plus grande partie de sa vie d’adulte à blesser les uns ou les autres, ne cessa pas de se battre avec ses supérieurs, et il avait un tempérament notoirement vif. Il était tout à fait franc sur les questions où il était expert, mais son manque de diplomatie lui avait valu beaucoup d’ennemis acharnés. Cependant, il était modeste, concernant son propre art, tout à fait juste et désireux d’apprendre d’autres compositeurs.

  A 20 ans, il quitta son poste et alla à Dilowa, qui était alors le principal centre pour la musique sur Chusuk, pour y suivre des études plus approfondies. De retour à son poste, il fut critiqué pour sa présentation, car il avait « beaucoup d’idées fantaisistes » sur la façon de jouer dans une église, et surtout pour sa mise en avant d’une jeune femme de Dilowa, qui était son assistante. La jeune fille était sa cousine Estra, qui allait devenir son épouse en niMiklim de la même année (12212) ; Estra mourut deux ans plus tard, en donnant naissance à leur deuxième enfant. Il se remaria l’année suivante, avec Rauzmiir Niveam, l’une de ses choristes, qui lui donna pas moins de douze enfants. Licallo plaisantait souvent en disant qu’il pouvait monter un orchestre assez important en recrutant dans son seul ménage.

  Dans la vingtaine, afin d’enseigner la musique vocale et instrumentale à ses enfants, Licallo commença à créer une série de morceaux pédagogiques pour balisette, qui commençait avec les mélodies les plus simples et finissait par des morceaux d’une extrême complexité. Ceux-ci furent rassemblés sous le titre d’Etudes et progression pour balisette, G.M. Redbrick le salua comme « l’âme de la balisette ». Chi, la force de ces morceaux qui lui offrirent le poste de directeur de la musique à l’école de garçons St Sateel, nouvellement fondée, il créa grâce aux donations la Maison Chula. C’est là qu’il composa la majeure partie de son travail.

  Parmi ses œuvres les plus célèbres, on trouve Le procès de la chorale de St Sateel, considérées comme la plus grande œuvre pour chorale en langage galach. Quand elle fut produite, elle reçut tout d’abord un accueil froid, elle fut considérée comme « trop théâtrale ». Elle fut jugée trop provinciale lorsqu’elle fut présentée en Arrakeen où l’opéra caladanien était à la mode, elle reçut un accueil similaire à la popularité de Licallo dans la Tegor strum (catégorie pianotante). Avec son Art de tegor et trésor contrepoint, Licallo écrivit une véritable encyclopédie de la musique pour balisette. Dans ses Variations d’orfèvre pour organum il prit une simple mélodie d’ouvrier et la déclina sur plus de trente variations différentes. Dans son opéra de la Bataille de Corrin, Au koreen min, il imita le style de Caladan même qu’il créa de surprenantes nouvelles projections de voix.

  Donc, une grande attention fut accordée à l’œuvre de musique instrumentale et symphonique de Licallo et à ses opéras représentés si souvent dans leur langue de composition, le gadesh ou le gatach, cette petite touche participait aux jeux de mots musicaux, à l’entrelacement des noms de ses amis dans ses chansons, et d’autres choses de ce genre. Mais le compositeur savait bien ce qui pouvait influer sur les performances, il avait lui-même été interprète et lors de la lecture de la musique il ajoutait souvent des notes marginales pour orienter le jeu, quel que soit le chanteur qui était pressenti. Ainsi, dans Au koreen min, dans l’aria « Li wat sin utaud’t tuyaur tubyaud’t », le chanteur devait rapidement baisser son bras pour prendre un verre de vin, le lever par-dessus son épaule et chanter « utaud’t » (toast), un passage de 25 notes mélodieuses. Dans Les sept marins, un motet « Strai noot fremii fresiidit » (ne quittez pas mon côté), il passe à la comédie alors qu’un des chanteur quitte la scène, laissant le ténor regarder nerveusement d’un côté puis de l’autre comme la chanson se termine.

  Dans ses dernières années, les administrateurs de St Sateel prêtèrent de moins en moins attention à la musique, peut être par ressentiment pour la renommée de leur directeur ou par manque d’intérêt pour le sujet. Licallo se retrouva de plus en plus limité dans ses projets et passa les dernières années de sa vie dans un état de constante vexation et de frustration. Il mourut à l’âge de 86 ans, après un accident de vascularisation cérébrale. Il fut pleuré partout par les musiciens, sauf à St Sateel où le principal aurait dit : « Maintenant, nous pouvons engager un maître de chœur au lieu d’un virtuose[4] ». La dernière œuvre de Licallo, une sonate pour pipe et balisette, resta inachevée.

  Après sa mort, les autorités de la ville de Dilowa érigèrent une statue de Licallo, placée sur le toit de l’Hôtel de Ville avec le mot « Maître » sculpté sur une balisette à ses pieds. Le mot décrit bien sa vie en tant qu’interprète et compositeur, tout comme aucun mot ne peut décrire les trésors qu’il laissa au monde. J.R.M.



[1] Tailor Licallo, Chanson pour balisette : Autobiographie d'un musicien (rpt Centralia : Kutath Brothers), p. 5.
[2] Document civiques d’Archives de Dilowa 11830.457.
[3] Cerre Compavyard, trans, La Vie de Licallo Tebery (Grumman:. Hartley University Press), p. 282.
[4] ibid p. 371.

samedi 6 août 2016

Chariot de Leto, Le


Chariot de Leto, Le
  Avant les découvertes de Rakis, on trouve des schémas et des manuels sur le légendaire dispositif connu sous le nom de « Chariot de Leto » ; tout ce que l’on savait de lui était qu’il utilisait les roues et les suspenseurs pour le transport, et qu’il était recouvert d’un capot qui était transparent ou opaque selon le souhait, et qu’il était unique. Le seul modèle existant fut détruit à la mort de leto, et il resta un mystère.
  Nous savons maintenant que le chariot de Leto faisait 7 mètres de long, 3 mètres de large et, avec le capot-bulle levé, 2 mètres de haut. A cause des exigences particulières de Leto, le chariot était destiné à être conduit par un chauffeur unique : à en juger par les commandes, il ne pouvait être efficacement utilisé que par Leto.
  Le corps du chariot était une coque peu profonde, avec un rebord bas qui se transformait en une rampe pour l’entrée et la sortie. Quatre roues qui pouvaient être supprimées en disparaissant dans la cavité dans les coins de la coque, permettant un mode de transport plus efficace lorsque les conditions de terrain le permettaient. Construit dans le fond de la coque, se trouvait le moteur principal ; deux rangées de six suspenseurs chacune. L’effet de champ Holtzman créé automatiquement par des générateurs miniaturisés fournissait exactement assez d’élévation pour contrebalancer le poids du chariot et de ses passagers. Les suspenseurs étaient protégés par des champs magnétiques réfractés, formant une protection contre les attaques de fusils laser. Cette protection, qu’on avait longtemps pensé impossible, fut gardée secrète. Ainsi, de nombreux historiens avaient rejeté les suspenseurs du chariot de Leto comme étant une fabrication extrême, puisque les témoins oculaires avaient signalé une fois que le faisceau laser d’un fusil avait frappé le champ magnétique autour des suspenseurs, et lorsque le système magnétique fut surchargé, un mécanisme de sécurité instantané avait vaporisé le générateur Holtzman d’un nuage de fumée jaune/orangé.
  L’Empereur avait guidé son chariot comme s’il avait eu l’usage de ses jambes atrophiées. Deux emplacements de contrôle, situés à l’arrière du chariot, étaient prévus pour les jambes de Leto lorsqu’il les avait encore. Le chariot se conduisait alors en déplaçant les jambes d’un côté puis de l’autre, à tour de rôle, vers le haut ou vers le bas pour l’accélération ou la décélération et dans des directions opposées spécifiques pour activer des fonctions spéciales comme le passage de roue en mode suspenseur.
  Il n’y avait aucune disposition pour l’accès à la maintenance à l’intérieur du chariot : sans doute une précaution de sécurité pour préserver son intérieur. Le seul panneau à l’intérieur de la coque, du côté gauche du conducteur, cachait une batterie de secours tous les quelques mois. Le chariot contenait également plusieurs condensateurs qui lui permettaient d’exploiter l’énergie stockée plusieurs jours, même sans batterie dans les circuits d’énergie.
  Une maquette grandeur nature du chariot de Leto est actuellement en construction au musée des découvertes sur Rakis ; un modèle réel est prévu dans les deux ans.

Autres références :
-          Atréides, Leto II ;
-          Ix ;
-          Alan Bartke, Enquête sur la technologie ixienne, 10.900 à 13.500 (Enfin: Mosaic).

mercredi 3 août 2016

Armes laser (fusil laser)



Armes laser (fusil laser)  
  Développé sous le Premier Empire comme armes de guerre. Depuis le développement du bouclier Holtzman, cependant, l'utilisation de lasers a considérablement diminué, et ils sont utilisés aujourd'hui presque exclusivement comme des armes anti-faune et le tir sportif. Les premiers fusils laser étaient des armes massives pesant plus de plusieurs tonnes, et ont été utilisés comme des armes antiaériennes, ou en orbite comme des armes antisatellites. Peu de temps après leur invention, les premiers fusils laser portables ont été développés et produits, et jusqu'à ce que l'acceptation générale du Bouclier Holtzman, les lasers ont été les principales armes de tous les conflits armés.


Développement
  Les lasers furent d’abord élaborés pour un usage industriel comme des chalumeaux de coupe, des scalpels et d’autres usages. Les dispositifs originaux étaient fixes et avaient une portée efficace de seulement quelques mètres. Ils étaient gros, encombrant, difficiles à manier et exigeaient des quantités importantes  d’énergie. Les premiers fusils laser étaient simplement des adaptations du laser industriel, avec une plus grande portée, et quelques autres changements. Ces armes, peu pratiques, ne pouvaient pas rivaliser avec les armes à projectiles de l’époque et ne furent jamais produites. La légende veut que les premiers fusils laser produit en grande quantité, étaient les Lasers antisatellites, produits par les Maisons Washington et Steel, pendant les débuts de l'ère atomique, lorsque les deux Maisons partageaient une seule planète et qu’aucune ne savait si l’autre n’utiliserait pas des atomiques. Ces fusils laser étaient toujours grands et utilisé trop d’énergie, mais la valeur qu'ils avaient en orbite était néanmoins considérée comme un avantage prépondérant.
  Le premier laser vraiment personnel fut développé à la fin du Premier Empire, et était destiné à servir principalement comme un dispositif de communication. Cependant, il fut rapidement mis en évidence que la puissance pouvait être renforcée (mais au prix d'épuiser plus rapidement le bloc d'alimentation) et que cette augmentation convertissait le message laser en un fusil laser qui pouvait être transporté et utilisé par une personne seule. Ces « dispositifs de communication » avaient déjà la forme de fusils conventionnels (puisque le faisceau de message devait être visuellement visé par l'utilisateur) de sorte que leur adaptation comme armes ne fut pas accidentelle. Les principaux inconvénients des premiers fusils laser étaient les grands blocs d’alimentation,  lourds et leur nombre limité de tirs avant de devoir recharger. Même à une distance d'une centaine de mètres sur une cible non protégée, un utilisateur de fusil laser original ne pouvait compter que sur une dizaine de coups de feu pour un seul bloc d’alimentation. En outre, ces armes utilisaient encore de la lumière visible, ce qui limitait leur efficacité lorsqu'elles étaient utilisées dans une atmosphère (à cause des effets de diffraction des gaz), et elles étaient également considérées comme des armes gênantes soumises à la réflexion des surfaces réfléchissantes intentionnellement en miroir ou naturellement. 


  La grande étape suivante dans le développement du fusil laser fut ce que l’on appelait « les radio laser », qui utilisaient des radiations en dehors des longueurs d’onde de la lumière visible sur des fréquences de rayonnement laser.
  Les fusils laser les plus puissants étaient ceux utilisant les grandes longueurs d’onde radio : ils étaient presque impossibles à détecter ou à bloquer, et avaient de très longues distances. Malheureusement, ils requerraient de très grandes chambres, à cause de la longueur des ondes produites, et ils étaient peu pratiques sauf quand ils étaient montés comme armes sur des vaisseaux spatiaux ou dans des positions défensives.
  Dans la m »moire populaire, les fusils laser utilisaient habituellement des hautes longueurs d’onde et des ultraviolets qui variaient en taille selon si c’étaient de petites armes ou des armes lourdes, montées ou portables, et incluaient le fusil laser populaire. Les armes étaient équipées généralement d’un bloc d’alimentation séparé qui pouvait s’enlever lorsqu’il était épuisé, et remplacé sur le terrain ; les armes individuelles avaient généralement un « bouton de puissance », de petites batteries qui pouvaient être insérées dans la crosse ou dans la poignée de l’arme, et pouvaient ainsi être remplacées lorsqu’elles étaient épuisées. L’avènement des batteries légères donna aux utilisateurs la possibilité de se battre pendant de longues périodes sans avoir à ravitailler, et fit du fusil laser une arme de base pour le combat pour toutes les branches de l’armée.

Les fusils laser d’aujourd’hui
  Le développement du Bouclier Holtzman marqua la fin du fusil laser en tant qu’arme commune. Aujourd'hui, la fabrication et la propriété du fusil laser sont fortement restreintes, car le contact accidentel entre un faisceau laser et l'un des boucliers personnels omniprésents est extrêmement mortelle. Les collectionneurs et autres qui possèdent des fusils laser ont normalement l’interdiction de posséder des sources d'énergie pour leurs armes, sauf dans certains endroits spécifiques où les amateurs de fusil laser se réunissent pour tester leurs compétences au tir, ou sur des planètes sauvages où les fusils laser sont encore très utiles comme armes de protection. W.D.I.

Autres références :
-          Holtzman, Effet.